Daria dans ' True Cynisme ' Évalué : PG-13 Court résumé: Pourquoi Lawndale High a besoin "d'un brouilleur de transmission satellite" ? Daria cherche et trouve plus qu'elle n’en a voulu savoir. Daria, caractères associés et lieux sont le copyright © 1997-2001 de MTV Networks Cette histoire est le copyright © 2001 de Mystik Slacker (mystik_slacker@hotmail.com) et a été écrite pour le plaisir personnel. Aucune infraction des susdits droits n'est intentionnel. Écrit en: février/mars 2001. CHAPITRE 1 - Brouilleur de Transmission Satellite Daria Morgendorffer s’appuyait contre la cheminée d’aération sur le toit de l’école, avait posée son livre et prenait plaisir a sentir la chaleur du soleil printanier sur son visage, ainsi que l'odeur des nouvelles pousses des arbres en bouton à travers la rue, dans High Hills Park, mélangé avec l’odeur tranchante de l’asphalte du toit tiédi par le soleil. Le printemps était son époque de l’année préfère : assez chaude pour se détendre à l'extérieur, mais pas assez pour qu’elle due abandonner sa veste verte. Au loin elle entendit la cloche signalant la fin de l'étude qu’elle séchait. Dans cinq minutes elle devait être en classe de littérature avec O'Neill. Elle considéra un déplacement, mais la chaleur du soleil était trop relaxante et elle avait déjà trois chapitres d’avance sur le reste de la classe de toute façon. O'Neill pouvait aller se faire pendre; elle allait rester ici et lire, ou juste s’imprégner de chaleur. L'un comme l'autre étaient préférable à l'écouter charcuter un travail de fine littérature. Un tranquille bourdonnement interrompit sa rêverie. Elle ouvrit les yeux pour observer l'antenne parabolique sur le bord du toit tourner dans le sens des aiguilles d'une montre de quatre-vingt-dix degrés ouest, et s'élever en pente raide. C'était étrange, elle ne savait pas que ça pouvait bouger. C’était supposé être un récepteur pour le canal éducatif. Les stations de télévision viennent d'un satellite de communications géostationnaire, lequel était toujours dans la même localisation relative à la terre, directement au-dessus de l'équateur. Vers où il était dirigé à présent n'était en aucun lieu près de l'équateur et il semblait continuer à se déplacer lentement. Elle regarda un peu plus loin, aux branches d'un arbre éloigné : oui, il se déplaçait toujours descendant lentement et s'inclinant vers le sud. Elle chronométra cinq minutes sur sa montre et estima qu'il s'était déplacé entre quinze et vingt degrés. Étant donné la direction dans laquelle il se déplaçait, c’était à peu près correct pour une basse orbite polaire. Mais rien n’emploie d’orbite polaire, sauf les satellites utilisés par les militaires et les satellites pour téléphones portables. Peut-être Mme Li avait elle loué l'espace du toit à une société de téléphone; elle cherchait toujours de nouvelles sources de revenus. Comme l'antenne pointait presque les distantes collines, la parabole pivota soudainement en arrière à son emplacement habituel. Intriguée, Daria se leva et avança en sa direction. En regardant de plus près, elle pouvait voir le mécanisme qui avait déplacé la parabole. C'était compact et caché dans le support qui attachait la parabole au socle. Celui-ci, de loin, ressemblait à un support solidement monté, en le regardant de près, elle vit une boîte d'électronique à l'arrière de ce socle avec des câbles menant à l'antenne et au mécanisme de contrôle. Un tube de métal flexible menait de la boîte à un autre tuyau de métal sur la partie tenant la parabole. Le tuyau courait à travers le toit, pour disparaître à l'intérieur d'un conduit d'aération. Redirigeant son regarde vers la boîte, elle vit une petite plaque avec ceci gravé dessus : " Atlas Electronics, Modèle : SCM-721, Serie : 801." Elle retourna à sa place de départ, tira un calepin de son sac à dos et nota les mots et les nombres. Elle verrait plus tard si elle pouvait découvrir quelle sorte d'équipement fait Atlas Electronics. Elle se demandait si s'était pour le téléphone ou la télévision. Bien sûr, ils pouvaient faire les deux, mais peut-être le numéro du modèle signifierait quelque chose de plus concret. * Un jeune homme déterminé frappa à la porte de Mme Li et entra à son invitation. Elle sortit le nez du budget qu'elle mettait à jour sur son ordinateur portable, étonnée. "Oui, M. Perkins, y'a t-il un problème ?" "Quelqu'un, dans la salle des ordinateurs, vient juste de faire une recherche sur Atlas Electronics." Les yeux de Mme Li s'agrandirent. "Merde! Qui ?" "Le logo d'identification est celui de Daria Morgendorffer et les images prises par les caméras de télésurveillance correspondent aux photos de nos fichiers." "Oh, Jésus, c'est tout ce dont nous avions besoin. A-t-elle obtenu quoi que ce soit ?" "Elle a imprimé plusieurs pages du site Web public avant que nous ne puissions 'simuler' une panne de serveur. Il semblerait qu'elle cherchait des informations sur l'électronique pour satellite." "Envoyez-moi une copie de ces pages. Je veux savoir ce qu'elle cherchait. Et assurez-vous qu'un coupe-feu empêche les élèves d'avoir accès à n'importe lequel de nos autres fournisseurs." "D'accord. Euh, ne devons-nous pas faire quelque chose a propos d'elle ?" Mme Li fronça les sourcils. "M. Perkins, c'est d'une de mes élèves que vous parlez. Vous ne ferez RIEN à n'importe lequel d'entre eux, est-ce clair ? Vous êtes ici pour traiter avec les menaces externes et uniquement les menaces externes." "Et si elle est une taupe, un agent infiltré ?" "S'il en est ainsi, elle en est un sacrement bon, elle a été ici deux ans et demi en agissant exactement comme n'importe quelle élève de lycée. Vous savez quelle genre de surveillance nous avons. Elle ne pourrait même pas éternuer sans que nous le sachions. Je ne pense pas que quelqu'un puisse entretenir un rôle pareil 24heures/24, 7jours/7 pendant trente mois. Quelqu'un a dû laisser échapper quelque chose et elle est devenue curieuse. Je m’arrangerai avec ça." "C’est vous le patron, Colonel." "Oui, je le suis. Pendant que vous y êtes, je veux savoir où elle a été depuis qu'elle a quitté sa maison ce matin et tout ce qui nous appartient et qui a était dans son champ de vision à n’importe quel moment, peu importe à quel point c’était caché." "Oui, Madame. J'y vais de suite." Perkins esquissa un bref salut, tourna brusquement sur ses talons, sortit et laissa Mme Li regardant fixement la porte. "Ils n’arrêtent pas de m'envoyer des idiots qui ne peuvent même pas se souvenir de ne pas saluer; c'est pas étonnant que quelqu'un ait vu quelque chose. Mais pourquoi il a fallu que ça tombe sur elle ? Elle a plus de curiosité qu'un chaton et une avocate pour mère. Oh, zut." Elle massa ses tempes. "Pourquoi maintenant, merde, pourquoi maintenant ?" À contrecœur, elle tourna de nouveau son attention vers le tableau de budget. * Daria était assise sur son lit, regardant les pages qu'elle avait imprimées avant que le serveur de Atlas ne soit mort. La série SCM était décrite comme un " Contrôleur d'Antenne parabolique" et la série 700 était, en effet, pour des systèmes orbitaux polaires, mais il y avait seulement douze modèles, numérotés de 701 à 712. Il n’y avait pas de modèle 721. Elle vérifierait de nouveau le serveur demain, mais il semblait qu'elle avait trouvé tout ce qu’il y avait. Il n'y avait pas de lien vers d'autres pages et la liste avait paru complète. Peut-être avaient-ils employé des numéros séparés pour l'équipement à basse fréquence. Un système de satellite téléphonique n'avait probablement pas trop de stations au sol. Elle prit le téléphone et composa le numéro de Jane. Après une douzaine de sonneries, on décrocha et elle entendit la voix somnolente de Trent. "Je déplacerai la voiture, officier, donnez-moi juste un moment." "Trent, c'est Daria, est-ce que Jane est à la maison ?" "Huh ? Oh, hé Daria. Je ne sais pas, je dormais. Au fait, quelle heure est il?" "Il est autour de huit heures trente." "Je pense que j'ai manqué la répétition alors. Je peux retourner dormir." "Avant que tu ne le fasses, tu pourrais aller voir si Jane est là ?" "Ouais, bien sûr. Juste une seconde." Elle pouvait l’entendre crier le nom de Jane de manière distante. Il semblait qu’il avait étouffé le téléphone dans son oreiller. Après un moment, Jane décrocha une des extensions. "Hé Daria." "Hé Jane, pourquoi t'as pas décroché quand j'ai appelé ?" "Je l’ai pas entendu. Je jouais avec le four à poteries de Maman au sous-sol. Qu'est-ce qu'il y a ?" "Que dirais-tu si je t’annonçais que Mme Li louait une partie du toit de l’école à une société téléphonique pour une station d’émission satellite?" "Je dirais que tu es sûrement restée dehors au soleil trop longtemps, mais bon, qu’est-ce que ça pourrait faire de toute façon si elle le faisait ?" "Et bien, tu ne pense pas que c’est un peu étrange ?" "Daria, 'étrange' c’est la collection de cochons de Mme Barch conservés dans du méthanol. Si Li se fait de l’argent comptant avec une société de téléphones, qui s’en soucie ? C’est pas comme si ça blessait quelqu’un." "Je suppose que oui. Il y a juste quelque chose d’étrange à ce propos." "Mon amie, tu as besoin de sortir plus. Tu veut aller voir un film demain ? Le nouveau James Bond vient juste de sortir." "Jane, tu sais que je n'aime pas les films d'aventure. Ils sont tape-à-l’œil et n’ont aucun fond." "Ne dis pas ça, t’écris des histoires de Melody Power qui contiennent moins de complots qu’un James Bond classique." "Ce sont des parodies." "Pourquoi se donner la peine de parodier quelque chose si on ne l’aime pas ? Allez, tu peux pas me faire avaler ça. J'ai trop regardé la télé tard le soir avec toi." Daria sourit. Il y avait quelque chose de réconfortant dans le fait d’avoir une amie à laquelle elle ne pouvait rien cacher, même si elle le voulait. "Ok, j’avoue regarder James Bond, de temps en temps." " Je me permets de rappeler que tu as aimé celui avec Arnold Schwarzenegger dans le rôle d’un fou d'ordinateurs dégénéré qui fait du travail au noir et qui est aussi un agent secret." "True Lies. Oui, c’était sympa." "Hé, j’adorerais parler de tes vices secrets plus longtemps, mais je dois retourner au four. Il a cette fâcheuse tendance à exploser si on ne le surveille pas." "Bien, nous ne voudrions pas que cela arrive. On fait le chemin de l’école ensemble demain ?" "Yep, on se verra à ce moment-là." Jane raccrocha et Daria suivit. "Je suppose qu'elle a raison, ça ne fait de mal à personne, mais je me demande à quoi cette antenne est connectée et pourquoi ils ont besoin d'être si réservés à ce propos." * Daria marcha prudemment jusqu’au bout du couloir désert du rez-de-chaussée. Pendant les heures de classes il n'y avait personne ici, mais il n'y avait aucun endroit pour se cacher si quelqu'un sortait inopinément d'un bureau. Si elle ne se trompait pas, le câble de l'antenne menait dans le cabinet du gardien dans ce hall. Elle ne l'avait jamais vu ouvert, mais le passe-partout qu'elle avait emprunté au gardien, qui était en train de cirer les sols dans l'autre bâtiment, devrait l'ouvrir. Si elle était rapide, elle pourrait lui rapporter la clef avant même qu'il ne se soit rendu compte qu'elle lui manquait. Elle ouvrit la porte, vit une petite pièce avec des produits nettoyants alignés sur une planche. Allumant la lumière, elle entra et ferma la porte derrière elle. Regardant autour d’elle, elle se rendit compte que la pièce avait seulement une dizaine de pieds de profondeur et que le mur extérieur du bâtiment était au moins a vingt pieds du couloir. Elle avait déjà été dans les salles de classe voisines, à un moment ou un autre, aucune n'avait de placards qui comblerait l'espace manquant. Elle s’approcha du mur du fond et l’inspecta méticuleusement. Après plusieurs minutes d'examen minutieux, elle se rendit compte que l'étagère d’acier qui s'appuyait contre le mur était, en réalité, attachée à ce dernier et les pieds ne reposaient pas sur le plancher. Regardant le mur, il semblait y avoir un sillon décrivant le tracé des planches, comme une porte dérobée. Elle trouva finalement ce qui semblait être un loquet. Prenant une profonde inspiration, elle tourna le loquet et les planches pivotèrent avec le mur pour s’ouvrir. Derrière ça, un escalier menait vers le bas dans le sous-sol et elle pouvait voir le tuyau de métal entrer au-dessus et courir vers le bas le long des marches. Prudemment, elle descendit les marches. A la base de l'escalier, le couloir se dédoublait et une autre volée de marches continuait plus bas. Elle continua vers le bas. Maintenant, en-dessous du sous-sol scolaire, un couloir s’étirait au loin. Certaines portes se laissèrent ouvrir, mais comme elle les essayait toutes, toutes étaient fermées et le passe-partout du gardien ne leur était pas adapté. Le tuyau de métal qu'elle avait suivi courait au bout du hall, disparaissant dans le mur au-dessus d'une porte à l’extrême fin. Elle s’avança et essaya d'ouvrir la porte. Elle n'était pas fermée et elle l'ouvrit. Plusieurs personnes étaient assises dans une grande pièce, regardant une banque de moniteurs vidéo. Personne ne fit attention à elle qui se tenait tout près. Son regard se promena sur les moniteurs. Beaucoup montraient des cartes du monde ou de régions. Quelques-uns montraient des écrans d'ordinateur et dans le fond, un d’entre eux avait CNN avec le son mis au plus bas. Elle marcha dans la pièce en fermant la porte derrière elle et s'avança derrière un jeune homme qui regardait le plan des rues d’une ville. Le contour semblait familier et puis il y eut un déclic. "Londres ?" demanda elle. "Ouais, ils sont assis dans le même restaurant depuis deux heures. Combien de temps un dîner peut-il prendre ?" Dit le jeune homme, sans lever ses yeux de l'écran. "Est-ce que c'est un bon restaurant ?" "Bin, ce n'est pas un gourmet, mais ça ne me gênerait pas de manger là-bas." "Alors deux heures ce n’est pas déraisonnable. Ils pourraient facilement rester deux fois plus longtemps s'ils ont quelque chose à se dire." "Ouais, c’est logique." Comme il parlait il leva les yeux, souriant, mais quand il la vit le regardant, il se gela, avec un regard d'horreur comique. "Y'a quelque chose sur mon visage ?" Demanda t-elle. "Qu... Qu... Qui est vous ?" "Daria. Et vous ?" "C... C... C..." "Carl ? Corey ? Ken ?" "C... CODE UN!" Hurla t-il. Partout dans la pièce les gens se levèrent d'un bond et soudainement Daria regardait au bas des canons d'une douzaine de revolvers. "Hum, vous n'êtes pas obligé de me dire votre nom si vous ne voulez pas." * Daria était assise à une table dans ce qui semblait être la salle de détente correspondant a la pièce aux moniteurs. Un jeune homme avec une arme à feu restait là devant la porte, en l'observant attentivement. La porte s'ouvrit et Mme Li entra, jeta un regard à Daria et massa l'arrête de son nez. "Bonjour, Mlle Morgendorffer. Je m'excuse pour le comportement de mes gens. Leurs habiletés sociales laissent parfois quelque peu a désirer." Elle se tourna vers l'homme à l'arme à feu. "Perkins, mettez cette satanée chose plus loin et dite moi comment elle est arrivée ici." "Mais Colonel..." "Colonel ?" Interrogea Daria. "Perkins, espèce d'idiot, pourriez-vous rendre tout cela encore pire ? Je vais vous envoyer nettoyer les toilettes en Antarctique si vous faites encore une erreur." "Oui Madame!" Dit Perkins au garde a vous. "Et bien ? Je vous ai posé une question. Comment est-elle entrée ?" "Je ne sais pas madame. Brian s'est retourné et elle était debout derrière lui, posant des questions." Mme Li se tourna vers Daria. "Pourriez-vous me dire comment vous avez fait pour vous retrouver ici ?" "Je pourrais. Pourriez-vous me dire ce que 'ici' est ?" "Melle Morgendorffer, le moins vous en saurez, le mieux vous vous porterez. C'est déjà un désordre du diable, ne le rendez pas, s'il vous plaît, bien pire." "Suis-je en état d'arrestation ? S'il en est ainsi, sous quelles charges ?" "Je peux vous retenir pendant soixante-douze heures sans vous charger de quoi que ce soit. Je ne le ferai pas, parce que votre mère fondrait sur moi comme une tonne de briques si vous disparaissiez tout ce temps, mais je le pourrais. Maintenant, pouvez-vous répondre s'il vous plaît à ma question ?" "Très bien. J'ai suivi le fil de l'antenne parabolique jusqu’en bas, utilisé le passe-partout du gardien pour ouvrir le cabinet et suis entrée." "Qu'est-ce qui a éveillé votre curiosité au sujet de l'antenne parabolique ?" "Et bien, elle avait une orbite polaire et ce n'est pas normal pour une parabole de télévision. J'ai pensé que vous louiez l'espace du toit à une société de satellites téléphoniques. Mais ce n'est pas ça, n'est-ce pas ?" "Si je disais que ça l'était, me croiriez-vous ?" "Non." "C'est bien ce que je pensais. Ceci est une agence gouvernementale..." "Madame! Elle n'a pas l'autorisation pour le savoir!" Dit Perkins à brûle-pourpoint, en étant toujours au garde-à- vous. Mme Li tourna un regard froid en sa direction. "Perkins, comme vous étiez si gentil de le mentionner plus tôt, je suis le Colonel. Puisque vous ne l'êtes pas, je vous suggère de la fermer. Si j'entends encore un mot de votre part, je trouverai quelque chose de bien plus terrible que les toilettes de l’Antarctiques pour vous permettre de jouer ." "Mais, madame..." "Perkins, soyez heureux d'être un civil a présent. Si vous étiez toujours dans l'armée, je vous aurais accusé d'insubordination. Maintenant, sortez d’ici et assurez-vous que les portes sont fermées et changez la serrure du cabinet pour qu'on ne puisse plus l'ouvrir avec le passe-partout du bâtiment principal. Si je vous vois de nouveau avant demain, vous allez le regretter." Mme Li marcha jusqu'à la table et s’y assit comme Perkins se hâtait hors de la pièce. Daria la regarda masser ses tempes. "Ils m'envoient de tels chiots." Elle regarda Daria. "Vous avez plus de sens logique et vous êtes une lycéenne. Nom de Dieu." "Je ne suis pas une de vos lycéennes moyennes." "Non. Si vous l’étiez, je n'aurais jamais eu ce problème. Quoi qu’il en soit, comme je le disais, nous sommes une agence gouvernementale responsable des activités de contre-espionnage et de contre-terrorisme dans le monde entier." "Dans le sous-sol d’un lycée ? Pourquoi n’importe quel gouvernement sain d’esprit mettrait une installation comme cela dans un endroit envahi de gens qui pourraient la découvrir ?" Mme Li gloussa. "C'est exactement ce que j'ai demandé quand j'ai été postée ici, il y a quinze ans. La réponse est simple : nous devons être près de Washington et tout ce qui est à une distance raisonnable de là-bas est sous un examen incroyablement minutieux. Il est impossible de cacher une construction de la taille dont nous avons besoin et le milieu des affaires a trop de visiteurs extérieurs. Une école n’a pas à laisser d'étrangers passer la loge du gardien et chaque étudiant et parent d'étudiant ont été plus contrôlés en profondeur que la plupart des personnes possédant des autorisations de sécurité. " "Perkins avait en réalité tort : vous avez l’autorisation de sécurité nécessaire. Ce que vous n'avez pas est la nécessité, ou la paperasse pour rendre l’autorisation officielle." Elle se tourna vers Daria. "J'ai deux options. Je peux rendre l’autorisation de sécurité officielle, si vous promettez de vous soumettre aux règlements contrôlant les informations confidentielles et de ne rien dire à personne à propos de tout cela. Si vous désirez le faire, vous êtes libre de partir." "Et l'autre option ?" "Nous vous enfermerons à clef quelque part pour violation de la Sécurité nationale avant de pouvoir fermer cette installation et enlever toute trace de son existence. Vous seriez probablement libérée aux environs d'août." "Pourquoi se donner la peine de faire tout ça ? Pourquoi ne pas me faire juste disparaître ?" "Parce que, Mlle Morgendorffer, quoi que vous puissiez penser de moi ou du gouvernement, nous ne fonctionnons pas de cette façon. J'ai fait le serment de défendre ce pays et ses citoyens. Je n'ai pas l'intention de le faire en abusant des droits constitutionnels de ces citoyens." "M’enfermer pendant six mois n’est pas une violation de mes droits ?" "Pas si c’est parce que vous ne pouvez pas tenir un secret." Elle regarda Daria droit dans les yeux. "Je n’aime pas particulièrement ça, mais je ne suis pas prête de m'excuser : vous avez un choix a faire." Daria la regarda pendant un long moment, pendant que Mme Li continuait à masser l’arrête de son nez. "Mal de tête ?" "Oh, oui. J'ai eu de ces migraines depuis que j'ai pris fonction ici. Etre principal est un travail à plein temps, comme jouer la nounou avec ces idiots. Je ne dors pas assez et je bois beaucoup trop de café." Daria continua d’étudier Mme Li. Elle semblait loin d’être la principal pétillante, énergique dont les luttes continuelles pour un budget à la charge des étudiants avaient monté Daria contre elle pendant des années. Qui était la vraie Angela Li, tous les deux était-ils des rôles ? Celui-ci semblait plus humain, vulnérable, ce qui le faisait sonner faux. Mais sa décision était évidente en tout cas. "Bien. Je signerai vos papiers et je ne dirai rien à personne." Mme Li la fixa du regard. "Vous en êtes certaine ? Vous ne pouvez pas même le dire à vos parents." "Je ne dis pas grand chose à mes parents, de toute façon. Mais je ne le dirai pas même à Jane. Je ne peux pas prouver que vous êtes un des 'gentils', mais si vous ne l'étiez pas, je ne pense pas que vous auriez été si prompte aux négociations." Mme Li sourit, avec un regard d'approbation fatigué, mais honnête. "Si j'avais une demi-douzaine d’analystes aussi fins que vous, je ne pense pas que j'aurais des maux de tête. Avez-vous jamais considéré un travail dans les Services Secrets ? La paye est naze, mais vous pouvez visiter quelques lieux très intéressants." Daria la regarda fixement. "Vous n’êtes pas sérieuse ?" Mme Li la fixa également, pensive. "En réalité, je crois que je le suis. Je vais avoir besoin d'un remplacement après avoir envoyé Perkins en Antarctique. Est-ce que ça vous plairait d’être mon assistante ?" LA FIN (pour le moment) La semaine prochaine : Chapitre 2, une Vue à Renversement : Daria commence sa vie d’agent secret. Notes de l’auteur : Le titre – True Cynisme est un jeu de mots sur le titre du film True Lies; mais je présume que vous l'avez remarqué. Comme la plupart des utilisations de tels titres dans des épisodes de Daria réels, l'histoire réelle n'a aucune relation avec l'autre ; c'est juste une indication de l'idée générale (dans ce cas : espions, déguisés en quelque chose d'autre et essayant de tenir leurs amis et famille à l’écart). Pourquoi ? - Plusieurs raisons. D'abord, j'ai voulu essayer ma main à une véritable nouvelle, deuxièmement, j'ai voulu regarder Daria d'une perspective différente autre que celle des crossovers habituels, finalement j'aime l'idée de mettre quelqu'un qui écrit les histoires d'un agent secret suave, violent (Melody Power) dans un monde plus réel d'espionnage et de regarder leurs réactions. Et aussi, après le commentaire de Mme Li à M. O'Neill dans Jackpot au sujet du coût "d'un brouilleur de transmission satellite", j'ai juste dû répondre à la question " pourquoi une école aurait besoin d'une telle chose ?". Qu'est-ce que c'est ? - Bien, c'est une histoire autonome qui m’appartient, mais je projette de faire encore plusieurs "chapitres" avec des fins à suspense si mon imagination est prête pour cette tâche. Pensez aux films du temps jadis : des épisodes courts, pour attirer le public la prochaine fois. Le Caractère de Daria - Ok, je sais que j'ai divergé un peu de son caractère "réel" (c’est pas comme si c’était la première fois, d’ailleurs). La Daria de la série serait soupçonneuse à l’égard de Mme Li, mais pas assez active pour voler un passe-partout et aller chercher l'autre bout du câble. D'autre part, je suis fatigué d'avoir des personnages de soutien dont le rôle unique est donner un coup de pied à Daria dans la prise d'actions qu’elle veut effectuer de toutes façons. Pour faire ce travail sans de telles choses, je présume qu'elle a assez mûri (à la dernière année de lycée!) pour se rendre compte qu'elle doit agir si elle veut accomplir des choses. Cela, couplé avec sa curiosité intellectuelle, m'a donné le "curieux comme un chaton" . Autrement, je vais rester près de son caractère habituel. Ce n'est pas "la naissance de Melody Power" et aucun communiste ne sera maltraité dans la fabrication de cette série. Enfin, certains peuvent être embêtés, mais les morts sanglantes seront totalement absentes.