Daria dans ' True Cynism ' Daria (caractères associés et lieux) est le copyright © 1997-2001 MTV Networks Cette histoire est le copyright © 2001 Mystik Slacker (mystik_slacker@hotmail.com) et a été écrite pour le plaisir personnel. Aucune infraction des susdits droits n'est intentionnelle. Écrit : mars 2001 -------------------------------------------------------------------------------- CHAPITRE 3 - Mission Implausible Daria s'assit au bord de son lit d’hôtel, parlant dans son téléphone portable. Comme elle parlait, ses yeux ne cessait de se tourner vers la porte communiquante entre sa chambre et celle de Jane. La porte était solide et il y avait une autre porte derrière, il était donc peu probable que Jane entende sa conversation, cependant elle continua de parler à voix basse, juste pour être sûre. "... et le dernier document dans le paquet est une note écrite à la main, voulez-vous que je vous la faxe ? Ca a l'air codé, mais ça tient en une phrase." "Qu'est ce que ça dit ?" La voix de Mme Li était frêle, déformée par le téléphone, mais son impatience s'entendait clairement. "L'ours chassera l'aigle au clair de lune." "Oh, merde. Ce n'est pas un code; c'est une métaphore. Les Russes vont tuer le Président... Clair de lune, hmm... Quand a lieu la prochaine pleine lune ?" "Comment je le saurais ? C’est vous qui avez une pièce pleine d'ordinateurs!" s'écria Daria , sa voix montant vers les aigus avec une note de panique. "Calmez-vous. Nous avons reçu l'avertissement à temps; nous nous en occuperons." Daria pouvaient entendre une conversation étouffée à l'arrière-plan, quand : "oh PUTAIN DE MERDE!" Daria retira brusquement le combiné de son oreille. La voix de Mme Li continua d'énoncer une série ininterrompue d'épithètes plus longs qu'elle aurait cru possible. Quand cette dernière fut finalement à bout de souffle, Daria amena de nouveau le combiné à son oreille. "De mauvaises nouvelles ?" "C'est demain la pleine lune. Et bien sûr je n'ai pas assez de temps pour infiltrer un de nos agents comme agent de la sécurité du Président. Je ne peux même pas connaître son itinéraire en si peu de temps. Nous devrons avertir les Services secrets et ils ne ferons qu'annuler ce qui était prévu et l'assassin ré-essayera une autre fois. Merde. Si près du but." "Angela, je sais où sera le Président demain soir. Le voyage scolaire assistera a une réception Présidentielle au Centre Kennedy. Jodie peut probablement m'y introduire." "Parfait, alors. Tout est en place." "Tout est en place!" cria Daria dans le téléphone, puis jeta un coup d'oeil inquiet vers la porte communiquante avant de reprendre à voix basse. "Vous voulez que j'empêche quelqu'un que je n'ai jamais vu de tuer le Président demain soir! Nous ne savons même pas comment ils projettent de le faire! Peut-être feront-ils simplement sauter le bâtiment!" "Contrôlez vous, Daria. Traitez cela comme une autre intervention avec un développement inattendu. Si vous étiez ici, que diriez-vous aux agents sur le terrain ?" "Je leurs dirais qu'ils sont sur le point d'être responsables de la mort du leader du monde libre," répondit amèrement Daria, "c'est une distinction que peu d'agents peuvent revendiquer." "La, la. Le désespoir ne vous mènera a rien. La sécurité sera très serrée. Ils ne peuvent pas apporter une bombe assez grande pour être efficace. L'agent dont vous avez récupéré le rapport fait partie d'une cellule terroriste dirige par des extrémistes russes. Leurs assassinats passés ont tous impliqué l'utilisation de pistolets a bout portant ou de poison. Je pense qu'il est n'y a pas de risque à dire qu'ils ne feront sauter personne." "Evidemment, il n'y a pas de risques pour vous, vous êtes à Lawndale." "Et vous êtes l'agent sur place. Vous devez le faire." Daria soupira. "Je sais." "Excellent. Je vais voir s'il y a d'autres agents que je peux introduire, mais ceux que j'ai dans le secteur sont tous des spécialistes. Ils peuvent suivre un plan, mais ils ne sont pas très flexibles individuellement. Même si je peux réunir une équipe, vous allez être le chef des opérations. Gardez votre téléphone allumé. Si vous ne pouvez pas répondre lorsque j'appelle, éloignez-vous dès que possible et rappellez-moi. Bonne chance Daria et bonne chasse." Daria raccrocha et plaça le téléphone dans la poche intérieure de sa veste. Puis, elle retira sa veste, révélant un étui accroché à son épaule. En enlevant l'étui, elle décharga le pistolet qu'il contenait, le remit dans l'étui puis plaça les deux dans son sac et finalement, elle remit sa veste. "Ouf, je suis contente de m'en débarrasser pour la soirée. Je déteste les armes à feu. Je ne suis pas faite pour être un agent de terrain. J'aimerais être a la maison en train d'écrire une histoire de Mélody Powers, plutôt que d'en vivre une. Je vais tout foirer et quelqu'un va mourir. Pas quelqu'un, mais ce putain de Président. Oh, mon Dieu, comment en suis-je arrivée là ? Et pourquoi je me pose une question dont je connais déjà la réponse ?" Elle sursauta, lorsque quelqu'un l'interrompit en frappant à la porte. Elle rangea rapidement le tas de papiers qu'elle avait lus à Mme Li dans son sac à dos et le laissa tomber à côté du lit. Puis elle se leva et se dirigea vers la porte communiquante pour faire entrer Jane. "Hey amiga, prête pour dîner ?" "Hey Jane, ouais, je meurs de faim. J'espère que Jodie a été capable d'avoir une table loin de Kevin et Brittany." "Tu essayes de ruiner mon appétit?" Jane laissa passer ce commentaire et se diriga vers la porte. Daria la suivit en secouant la tête. * Toutes deux sortirent de l'ascenseur et partirent à la recherche de Jodie à travers le hall. Il n'y avait aucun signe de Kevin ou de Brittany bien qu'un portier fut en train d'essuyer de l'eau près de la fontaine après le plongeon de Kevin. Finalement, elles trouvèrent Jodie à une table à demi-cachée derrière un palmier en pot. "Hey Jodie, quelle bonne cachette," dit Daria, s'approchant de la table. "Ouais, j'ai réussi à éviter le duo explosif, mais ça a pris un temps fou pour qu'un serveur me remarque ici. Nos sodas viennent juste d'arriver. Le serveur sera de retour dans quelques minutes pour prendre notre commande. Le menu de nuit n'est pas très vaste, mais il a quelques trucs qui peuvent compter comme un repas." Elle leur remit des menus comme elles s'asseyaient. "Tu as mentionné une réception au Centre Kennedy demain soir, n'est- ce pas ?" demanda Daria en jetant un coup d'oeil sur le menu. "Ouais, nous et environ vingt autres Eleves Modèles. Ils ont réservé le niveau du toit entier pour la soirée. Un vrai gala : buffet, danse et le Président donnera un discours sur les Futurs Politiciens de l'Amérique." Vous pouviez entendre les Majuscules en ecoutant Jodie parler. "Vous ne croirez pas le mal que j'ai eu pour obtention des billets à la dernière minute pour l'équipe de football et les pom-poms girls que Mme Li m'a collés. Hey, voulez-vous venir toutes les deux ? J'ai des billets supplémentaires ca serait sympa d'avoir quelqu'un a qui parler en plus de Mack." "Pas dans un million d'années," dit Jane. "Je pense que ca me plairait," dit Daria. "O.K, je savais que vous n'accepteriez pas... QUOI ?" Jodie cria pratiquement le dernier mot. Jane, elle aussi, sembla stupéfiée et jeta un regard incrédule a son amie. "Daria, tu te sens bien ? Tu détestes ces choses-là." "Je sais. C'est juste que je n'ai jamais été à une réception Présidentielle. Ca a l'air intéressant." "Ouais. Intéressant. Une liasse de gosses écoutant les lectures de politiciens, mangeant de la bouffe en plastique et dansant sur de la musique qui était déjà vieille avant que nous ne soyons nées. Je peux penser à un tas de mots que j'emploierais, mais ce n'est pas l'un d'entre eux. Mais si tu y vas, autant y aller aussi. Inscris-moi aussi, Jodie." "Bien sûr." Jodie les regarda douteusement, clairement étonnée que son offre ait été acceptée. "Euh, y'a juste un problème. C'est une soirée officielle. L'une de vous a-t-elle apporté des robes du soir ?" Jane, en train de boire son soda, commença à s'étouffer. Daria lui frappa sur le dos deux ou trois fois avant qu'elle ne recommence à respirer normalement. "Tu vas bien ? J'ai cru que j'allais devoir pratiquer Heimlich sur quelqu'un d'autre que Quinn cette fois." "Ouais. Je vais bien. Jodie, aucune de nous ne possède une robe du soir, nous ne pouvons pas nous permettre d'en acheter non plus. Peut-être n'est ce pas une si bonne idée apres tout." Daria l'interrompit. "En fait Jane, j'ai la carte de crédit de ma mère. Nous pouvons nous en procurer demain et elle pensera probablement que c'était un des voyages de Quinn au centre commercial." Jane regarda son amie avec un mélange d'incrédulité et de confusion dans le regard. "Daria, je sais que tu as agi de manière mystérieuse ces dernier temps, mais suggéres-tu sérieusement que nous allions faire du shopping afin de participer à une réception officielle ? Je suggèrerais bien que tu as été remplacée par un alien, mais même les aliens pourraient faire une imitation plus crédible de Daria Morgendorffer que celle que tu fais." Daria la regarda, irritée. Elle ne voulait pas aller à cette stupide réception, ce qu'elle voulait c'était être loin d'ici, mais c'était son devoir. "Ecoute Jane, personne ne t'oblige à y aller. J'y vais, mais tu peux parfaitement faire autre chose." "Pas question. Quelqu'un doit te surveiller. En plus, si tu dois porter une robe du soir, je dois être là pour le conserver sur pellicule, même si je dois aussi en porter une." Daria sourit. Avoir Jane avec elle allait être compliqué, mais elle se débrouillerait avec les complications; il était bon de savoir qu'elle n'allait pas être seule. Jodie ne comptait pas, bien qu'elle soit une amie, parce qu'elle ne pouvait pas comprendre ce que c'est que d'être quelqu'un d'impopulaire dans une réunion sociale. C'était quelque chose que Daria et Jane partageaient. Jodie était toujours occupée à organiser de telles réunions, mais n'était jamais une des personnes debout attendant en vain quelqu'un qui ne les ignorerait pas. "Merci, Jane, j'apprécie," dit Daria. "Ne commence pas à larmoyer. C'est déjà trop bizarre pour l'exprimer avec des mots et je ne suis pas sûre que je pourrai le supporter. Euh, ta poche vibre-t-elle, ou es-tu seulement tres contente de me voir ?" Daria fronça les sourcils, confuse et se rendit compte que le téléphone portable dans sa poche sonnait silencieusement. Elle le retira de sa poche et appuya sur le bouton "off" pour raccrocher. "Zut. Maman et sa laisse électronique. Je dois aller la rappeler. Tu pourras me commander un hamburger avec des frites quand le serveur se montrera ?" "Bien sûr," dit Jodie. "Dit 'bonjour' à ta mère de ma part." "Okay." Daria se leva et s'éloigna, cherchant un endroit calme pour faire son appel. Jodie se tourna vers Jane quand Daria fut hors de portée. "Je pensais que mes parents étaient des contrôleurs fanatiques, mais ils ne me font pas transporter un téléphone pour qu'ils puissent rester en contact." "Ouais, Hélène c'est vraiment quelque chose. Mais quand est-ce que les Morgendorffer ont-ils eu un deuxième téléphone ? Je ne peux pas m'imaginer que sa mère lui a prêté le sien pour le week-end." "Elle en a probablement eu " deux pour le prix d'un ", c'est assez fréquent. Il doit y avoir une explication, elle l’a, ce téléphone, après tout." "Ouais. Il semble juste y avoir beaucoup de à expliquer récemment et aucune explication à trouver" répondit Jane en regardant attentivement le mur blanc, comme si une explication s'y trouvait. "Y'a quelque chose de pas clair a propos de tout ca." "Tu t'inquiètes trop, Jane. C'est Daria, après tout. Je ne peux imaginer son implication dans quoi que ce soit de louche." "Non, moi non plus et c'est ce qui me dérange. Qu'est-ce qui pourrait la faire se comporter de cette façon ? Assister a une réception officielle, quand même. Ce truc d'étude indépendante qui ne lui laisse pas de temps pour traîner la journée et elle est completement éreintée chaque soir. Ces voyages qu'elle fait le week-end. Y'a quelque chose de louche, mais quoi ?" "Et bien, presenté comme ça, ca semble étrange. Mais si elle ne veut pas nous le dire, c'est ses affaires." "Je sais. Je souhaiterais juste qu'elle ait confiance en moi." Jane soupira et tourna son attention sur le menu. Jodie la regarda avec sympathie, mais n'avait rien à ajouter. * L'après-midi suivant Jodie et Jane étaient debout dans la salle d'attente d'un couturier, à l'extérieur de la porte du salon d'essayage. Autour d'elles, des robes chères étaient posées sur des mannequins, et éclairées par des projecteurs discrets. Des meubles en bois minimalistes, légèrement tapissés, étaient dispersés dans la pièce, apparemment au hasard. Le plancher et les panneau sur les murs étaient fait d'un bois légèrement coloré, qui créait un contraste discret avec les murs blancs. Quelques miroirs sur pied étaient cachés dans des coins pour usage des clients. Des plantes, dispersées dans la pièce, donnaient à l'air une saveur fraîche. Autrement, la pièce sentirait le tissu et le bois. L'effet complet était simple, élégant et cher. "Jane, tu ne pense pas que nous aurions dû essayer de dissuader Daria de venir ici ?" demanda Jodie, pas pour la première fois, en gigotant. "Détends-toi Jodie, sa mère a recommandé cet endroit et c'est sa carte que nous utilisons." "Et bien, c'est ce que Daria a dit, mais es-tu sûre que sa mère voulait parler de ce magasin ? J'ai fait quelques courses en ville et je n'ai jamais été dans un magasin qui ait l'air d'être aussi cher que celui-là. Il n'y a aucun prix sur les articles. C'est toujours un mauvais signe." Elles furent interrompues par le son d'une porte qui s'ouvre quand Daria sortit du salon d'essayage, portant une robe verte a longueur de cheville. La robe était fendue jusqu'au genou sur le côté, lui permettant de marcher aisément et de montrer ses formes sveltes à leur avantage. Jane et Jodie la regardèrent, momentanément muettes. Jane fut la première a récupérer sa voix. "Daria, tu es ... tu es..." "Habillée ?" "... femme!" "Eh bien, merci Jane, je ne savais pas que tu avais des doutes" repondit Daria, incapable d'empêcher un sourire. "Non, je veux dire que tu ressembles a quelqu'un dans un des magazines de Quinn." "Ouais, Daria, la dernière fois je t'ai vue dans une robe, c'était pour le mariage de ta cousine. Celle-ci te va bien mieux" ajouta Jodie. "C'est l'avantage d'acheter du sur-mesure chez un couturier compétent, plutôt que du prêt-à-porter dans un magasin provincial. Maintenant c'est ton tour, Jane." "Je ne veux pas savoir combien elles coûtent, n'est-ce pas ?" "Je ne le veux pas non plus, mais ma mere a dit qu'ils devaient les mettre toutes les deux sur sa carte alors ne te tracasse pas." Jane entra dans le salon d'essayage, comme Daria se retournait pour s'examiner dans un des miroirs. "J'ai l'air pas mal, non ?" dit-elle à Jodie par dessus son épaule . "Soit prudente Daria, si tu continues comme ca, nous aurons quelques difficultés pour te distinguer de ta soeur," dit Jodie avec un sourire. Daria lui jeta un coup d'oeil, avec un petit sourire satisfait sur le visage. "Heh, tu peux pas m'avoir si facilement. À la différence de ma soeur, je peux apprécier l'extérieur, sans croire qu'il definisse l'intérieur." "Est-ce qu'elle est vraiment si superficielle ?" "Sérieusement, non, mais elle en fait une imitation très convaincante. C'est très irritant." Une clochette fremit, lorsque la porte du magasin s'ouvrit et que deux jeunes hommes entrèrent. Michel Jordan MacKenzie, Mack pour ses amis, Capitaine de l'équipe de football de Lawndale High et petit ami de Jodie, entra d'abord. Un autre homme, un étranger à Jodie et Daria, le suivit. Tout deux étaient une étude de contrastes : alors que Mack avait la peau sombre et des cheveux noirs, l'étranger avait des cheveux blonds clairs et la peau blanche d'un Scandinave. Il était presque aussi petit que Daria, avec la construction rigide d'un coureur de fond. Mack, qui mesurait presque six pieds, le toisait. "Mack, tu est en avance. Jane est en train d'essayer sa robe" dit Jodie. "Où est Daria ?" Daria se detourna du miroir pour le regarder, légèrement amusée. "Je suis juste devant toi." Mack, pris au depourvu, s'ecria. "WOW. Qu'est-ce qui t'est arrivé ?" "Des vêtements. J'ai entendu dire que c'est très populaire cette saison pour les gens "in"." L'étranger rit, attirant l'attention de Daria et Jodie. "Tu ne nous as pas présentés, Mack," dit Jodie. "Oh, bien sûr. C'est Alex; il est le quart-arrière de Midland Falls. Mais contrairement à notre quart-arrière, il est en réalité ici parce qu'il est aussi élève modèle de son école. Alex, voici Jodie et notre amie Daria." "Je suis charmé mesdames," dit Alex, avec un faible accent, "Mack vous a mentionnée Jodie," puis se tournant vers Daria, ", mais il a oublié de mentionner votre belle amie." Daria le regarda, amusée par l'attention peu familière que ses nouveaux vêtements attiraient, mais pas vraiment impressionnée. "Je ne pense pas que vous diriez la même chose si je ne portais pas cette très chère robe." "Ce n'est pas l'écrin qui compte, mais le bijou qu'il contient," dit Alex, avec un sourire. "Cette remarque me ressemble." Daria se tourna vers Mack. "Tu es sûr que tu ne lui as pas parlé de moi ?" "Ouais. Il t'a deviné tout seul. Alors, combien de temps devons-nous attendre Jane ?" "Si ca prend aussi longtemps avec elle qu'avec Daria, ca va durer une autre demi-heure," répondit Jodie. "Je pense qu’Alex et moi allons retourner à l'hôtel alors. Nous pourrons faire une séance d'entraînement au club de sport de l'hôtel. On se revoit après ?" Jodie étreint Mack. "Ça va, allez vous amuser, mais tu a intérêt à être propre et dans ton smoking à 6 heures, ou tu es un homme mort. Je ne vais pas passer la soirée avec Kevin et Brittany sans ton soutien." Mack rit, "Jodie, tu sais bien que je ne t'abandonnerais pas à un destin pire que la mort." "Ce serait tes funérailles si tu le faisais," dit-elle, d'un air sinistre. Mack l'étreignit de nouveau, puis, se tournant vers Alex, il lui indiqua la porte. Alex inclina la tête en direction des deux jeunes femmes. "Au revoir mesdames, c'était un plaisir de vous rencontrer toute les deux. Particulièrement vous et votre esprit ascerbe, Daria." "Mon esprit et moi avons été enchantés de vous connaître aussi." Les deux jeunes hommes partirent, laissant Jodie et Daria les regarder s'éloigner. "Alors, Daria, es-tu intéressée par lui ?" Daria tourna brusquement les yeux vers Jodie. "J'ai un petit-cop ... enfin peut importe. Tu t'en souviens ?" "Je m'en souviens, mais je n'étais pas sûre que tu t'en souviennes. Tu avais l'air vraiment très intéressée." "Il est ... intéressant, mais je ne suis pas une girouette." "Bon. Alors, tu vas porter cette robe toute la journée ?" "Je le pourrais. C'est étonnamment confortable. Mais c'est un peu trop formel pour du tourisme, tu ne penses pas ?" dit-elle sur un ton mélancolique. Jodie rit. "Oh, si seulement j'avais un appareil photo." "Tu commences à sonner comme Jane et c'est pas un compliment." Daria se retourna et se dirigea de nouveau vers le salon d'essayage pour se changer, suivie par le rire de Jodie. * La porte du magasin s'ouvrit et toutes les trois sortirent sur le trottoir. Jane et Daria portant leurs achats, enveloppés dans de grands sacs. Daria se tourna vers les autres, grimaçant contre le brillant soleil de midi. "Pouvez-vous ramener tout ça à l'hôtel ?" dit elle en montrant son sac, "j'ai une commission à faire." "Tu veux qu'on t'accompagne ?" demanda Jodie. "Non, ca sera plus simple si je m'en occupe seule." Jane fixa Daria pendant un long moment, ne parlant pas, mais avec un froncement de sourcils léger. Les épaules de Daria s'effondrèrent, s'attendant à une autre question à laquelle elle ne pouvait pas répondre, mais quand Jane parla finalement, ses mots surprirent Daria. "Bien sûr. Fais ce que tu dois faire, je peux porter deux sacs aussi facilement qu'un." Daria regarda Jane. La stature de son amie suggérait la fatigue et pas seulement celle d'une longue journée de courses. L'exaltation qu'elle avait sentie en trouvant des vêtements de soirée qui lui allaient bien disparut, la laissant diminuée et fatiguée. "Merci, Jane," dit-elle tristement, "j'apprécie beaucoup." "Ne dis rien. On se revoit a l'hôtel." Jane prit le sac et s'éloigna. Jodie observa les deux puis suivit Jane. Daria les observa jusqu'à ce qu'elles tournent au coin de la rue avant de se tourner et de faire chemin seule. * Ce soir là, Daria et Jane, accompagnée de Jodie et Mack, étaient l'une en face de l'autre à l'arrière d'une limousine. Mack portait un smoking, tandis que les trois autres portaient des robes. Jane de couleur rouge et Jodie de couleur pêche. Daria lissait le tissu vert de sa robe distraitement en regardant par la fenetre d'un air absent. La texture brute de la lourde soie lui donnait quelque chose pour occuper ses sens, la distrayant des problèmes qui se préparaient, ou du gouffre qui avait grandi entre elle et Jane. Mack brisa le silence. "C'était vaiment fort Jodie, de convaincre Kevin et Brittany d'aller dans une autre limousine pour qu'ils arrivent là-bas les premiers pour avoir une bonne place. J'ai cru qu'ils allaient être collés à nous pendant tout le trajet." "Ouais, mais ils seront toujours collés à nous à notre table. Les nominations ont été faites d'avance et je ne pouvais pas les changer." La limousine tourna dans l'allée et s'arrêta devant le bâtiment. Un préposé en uniforme se hâta et ouvrit la portière de la voiture. Jodie et Mack sortirent d'abord, suivis de Jane. Comme Daria s'extirpa de la voiture, incertaine dans ses chaussures peu familières, son sac a main se balança en avant et frappa Jane dans le dos. "Ouch! Merde!, Qu'est ce que t'as la dedans, une brique ?" protesta Jane en se frottant le dos. "Désolée Jane, y'a juste mon porte-monnaie, mon téléphone portable et un livre au cas où je m'ennuie," dit Daria, omettant de mentionner l'émetteur-récepteur qu'elle s'était procuré plus tôt dans la journée chez un autre agent, l'écouteur et le microphone qui étaient maintenant dans ses lunettes et dans une série de fausses perles qu'elle portait autour de son cou. "C'est une grosse lecture. Alors, Guerre et Paix ?" "Tu est un distributeur de rires Jane." Ils furent dirigés vers un vestibule spacieux avec un plafond de trente pieds. Sur les murs étaient accrochés les drapeaux de ce qui semblait être chaque pays du monde. Au niveau des ascenseurs ils durent attendre, une ligne d'invités étant lentement traitée par un point de contrôle de sécurité provisoire surveillé par un petit groupe de Marines dans leurs tenues de cérémonie. Daria ne s’inquiétait pas; son arme à feu non métallique était attachée à sa jambe. Elle la mettrait dans son sac plus tard, une fois qu'elle serait à l'interieur du périmètre de sécurité. Finalement, c'était son tour. Elle placa son sac sur le tapis roulant à l'entrée de l'appareil à rayons X et traversa le détecteur de métaux. Plus loin, elle remit l'invitation que Jodie lui avait donnée à un des soldats qui la lui demandait. Après la vérification de son invitation sur une liste, il l'emmena sur le côté pour vérifier son sac; la radio devait avoir eu l'air suspecte sur le scanner. Examinant son contenu il rencontra par hasard sa carte d'identité et l'ouvrit. Ses yeux s'élargirent légèrement, comme il comparait la photo à son visage. "Désolé de vous déranger Mme ..." commença t il. "Morgendorffer, Daria Morgendorffer," dit-elle, d'une manière significative. "Je comprends. Vous ne pouvez jamais avoir trop de sécurité lors d'un événement comme celui ci, n'est-ce pas ?" Il hocha la tête, comprenant la phrase sous-entendu "ne soufflez pas ma couverture." Et remit la carte d'identité dans le sac. "C'est bien vrai. J'espère que votre soirée n'aura rien qui puisse gâter votre plaisir lors de la réception." "Je l'espère bien moi aussi, merci Major Stewart." Dit elle, lisant son nom sur son uniforme en lui reprenant son sac à main. Comme ils attendaient l'ascenseur, Jane se tourna vers Daria. "Je suppose que cette petite comédie est encore quelque chose dont tu ne peux pas parler." dit elle, d'une voix déprimée. Daria regarda Jodie et Mack, qui étaient hors de portée de voix. Elle regarda son amie et prit une décision. "Jane, si je te dis ce qui se passe, tu ne pourra le dire à personne, jamais," dit-elle doucement. Jane se redressa. "Tu me le dirais ?" "Je peux avoir besoin d'aide ce soir et je n'ai certainement pas besoin d'être distraite en essayant de t'éviter. Tu promets ? Pas même Trent ne doit savoir ce qui se passe ce soir." "Est-ce que c'est légal ?" demanda Jane concernée. "Oui." "Très bien, déballe ton sac. Je promets d'être muette comme une tombe." "Mauvais choix de mots," dit Daria, "Voilà, regarde ça et quoi que tu fasses, ne ris pas." Elle lui remit sa carte d'identité. Jane l'ouvrit, la regarda de près et la ferma puis lui rendit. "Tu rigoles, pas vrai ? C'est une plaisanterie et tu l'as trouvée dans un magasin de gadgets quand tu as disparu aujourd'hui ?" "Tu ne sais pas à quel point je souhaite que se soit faux en ce moment." "Tu est trop jeune pour être un agent du FBI." "Je n'en suis pas un, mais ils coopèrent avec nous et non, je ne peux pas te dire qui est ' nous ' ." "Alors, que faisons-nous ici, Mélody ?" "Jane, sois sérieuse et ne fais rien qui me demasquerait. Nous sommes ici parce que des terroristes vont essayer de tuer le Président ce soir et je suis supposée les arrêter." "Oh." Jane resta silencieuse pendant quelques secondes. "Bien, j'l'ai cherché. Qui, comment et que devons-nous faire ?" "Je ne sais pas." "Qu'est c'que tu ne sais pas ?" "Tout. C'est un vrai bordel. Je dois être a l'affût de quelque chose, je ne sais pas ce que c'est, et l'arrêter quand il arrive. Il y a d'autres agents dispersés dans le centre ce soir et qui observent aussi, et m'avertiront s'ils voient quelque chose. Garde juste tes yeux ouverts aux comportements suspects et fais-le moi savoir si tu vois quelque chose d'étrange." "C'est fou, pourquoi nous n'avertissons pas le Président ?" "Parce que si nous le faisons, l'assassin réessayera la prochaine fois qu'il sortira en public et nous n'aurons pas nécessairement de préavis. C'est un miracle que nous ayons découvert celui-ci en avance." "Ainsi, nous utilisons le Président comme appât pour son propre assassin. Cela semble un peu risqué." "Hé, les politiciens sont habitués à se faire tirer dessus, en plus je n'ai pas voté pour lui." "Tu n'as voté pour personne, t'as eu dix-huit après l'élection." "Un détail, un détail. Je sais, c'est un plan stupide, mais c'est celui dans lequel je suis coincée." "Il est agréable de savoir que Mme Li est aussi mauvaise en espionnage qu'elle l'est à être principale." "Je n'ai jamais parlé de Mme Li." "Tu n'en a pas eu besoin. J'ai écouté à la porte le jour où tu as commencé ton étude indépendante." "Oh." Daria observa cette information brièvement. Ca explique pourquoi Jane a été si soupçonneuse. "Angela n'est pas vraiment mauvaise, juste à cours de personnel et surmenée." "Angela ? Vous vous appelez par vous prénoms, c'est sûrement la partie la plus étrange." "C'est drôle, toi portant une robe du soir est la chose la plus étrange que j'ai jamais vue." La réplique de Jane, s’il y en avait eu une de possible, fut coupée par l'appel de Jodie. "Hey, dépêchez-vous! L'ascenseur est là et je ne vais pas le tenir pour vous." "On arrive!" hurla Jane, puis, se tournant vers Daria, "Après vous, Mata Hari." "Je savais que se serait une erreur de te le dire," dit Daria, avec un petit sourire satisfait. Pour quelque raison que ce soit, elle se sentit plus sûre de réussir maintenant qu'elle ne l'était auparavant. Après tout, combien de personnes pouvaient être là ? Avec une paire d'yeux supplémentaire, les chances d'observer quelque chose hors de propos s'amélioraient significativement. Sa bonne humeur resta pendant tout le trajet jusqu'au toit. Elle sortie de l'ascenseur et s'arrêta brusquement. Une foule d'étudiants remplissait le vestibule, se répandant sur les terrasses de tous les côtés. Il y avait des centaines d'entre eux, peut-être près de mille. Cela allait être plus compliqué qu'elle l'avait prevu. FIN (du chapitre 3) La semaine prochaine : Chapitre 4, Dernier Tango à Washington : dans lequel Daria fait un pacte avec le diable, évite les balles et apprend à danser.